Solution de la seconde enquête :

Vous allez retourner dans cette chambre, mener l’enquête et donner ce qu’elle veut à la police pour l’éloigner de la pension… Oui, C’est cela.
Vous vous levez et descendez au premier étage. La jeune femme est allongée au milieu de la pièce, face contre terre. Visiblement, elle a été poignardée avec le couteau qui git encore sur le sol. Vous remarquez encore deux choses: Une boite verte ouverte (elle est vide), et un mouchoir brodé M.P.
Sur la table de nuit, vous trouvez la photographie d’un jeune homme, un militaire semble-il, et sur la table de toilette, une pièce d’identité au nom de Margareth Peterson. M.P., comme le mouchoir. Au bout du lit, Miss Peterson a posé sa grande malle. Vous commencez par regarder le livre qui se trouve dessus : « De Grandes Espérances » de Charles Dickens. Vous ne connaissez pas ce nouvel auteur. Une lettre a probablement servit de marque page. Vous l’ouvrez. Il s’agit du courrier d’un notaire de Dover qui donne rendez vous à Miss Peterson. Apparemment, elle est la seule héritière d’une tante, puisque sa sœur a été rayée du testament. Vous ouvrez la grande malle. Fouiller dans les affaires d’une morte vous répugne un peu, mais vous vous consolez en vous disant que c’est pour la bonne cause. Au milieu de toilettes bien rangées et pliées, vous trouvez un journal intime.

 Vous y apprenez que Miss Peterson était bonne d’enfant chez Mr et Mrs Nesbit. Elle s’occupait de Victor, Emma, William et Mary, les enfants du couple.Miss Speight est  cuisinière dans la même maison. La tante Agathe est décédée il y a peu de temps. Elle lègue à Miss Peterson la maison de famille ainsi qu’une importante somme d’argent. Une partie de cet argent vient surement de la vente des Bains Peterson. Vous notez avec soin toutes ces informations. Miss Peterson avait un fiancé : Colin. Il est militaire. Surement le jeune homme de la photographie. Son amie Moreen Pottershan va bientôt se marier. Son amie Madelaine  Zimmermann est partie en Inde. Inutile donc de chercher cette dernière. Miss Peterson a revu sa nanni Rachel. Nanni est un synonyme de nurse, il s’agit donc surement de sa nounou. Il vous semble très important de la retrouver, mais il vous manque l’essentiel, son nom. Toutefois, vous avez son adresse. La boite verte contenait les lettres de Colin. Pourquoi est ce qu’on les a volé. ? Et qui est cette mystérieuse Maggy ? Elle semblait en froid avec la victime. D’après ce qui est écrit, elle serait la sœur de Miss Peterson. A vérifier. Vous avez aussi noté la présence de Laurence, que Miss Peterson a cru apercevoir au coin de la rue le soir de sa mort. Qui est-il ?

Avant de partir à la recherche des tous ces personnages, vous décidez de faire le tour des résidants de la pension. Votre voisin de Pallier, Mr Menahem, vous parle de votre père. C’est lui qui a construit la pension. Seulement, lorsque celui-ci a cédé la pension à sa sœur, Miss Duncan en 1853, vous n’étiez pas né, d’après le vieil homme. Ce qui est faux. En 1853, vous aviez 3 ans. Vous décidez de ne pas le contrariez. Mr Menahem vous parle aussi de la pensionnaire de la chambre 32. C’est une espagnole un peu vulgaire qui habite la pension depuis 3 ans. En descendant les étages, vous vous arrêtez devant la chambre 32, justement. Un homme et une femme se dispute. Apparemment, la femme fait chanter l’homme parce qu’ils ont eu une liaison ensemble. Mr Menahem n’avait pas tord, cette femme est étrange.

Au rez-de-chaussée, vous trouvez le courrier, et le journal. Toutefois, vous décidez de regarder avant la signature de Miss Peterson. Tient ! Il y a une tache sur la majuscule du prénom. Et Margareth a été rajouté en dessous. D’autant plus étrange que la lettre à moitié effacée n’est pas un M. On dirait un T ou un E Majuscule.  Dans le courrier, vous découvrez une lettre pour Elisabeth Peterson, signé Colin. Celui-ci a reçu une lettre de sa fiancée où elle lui annonçait que leurs fiançailles étaient rompues. Etrange ! Dans le journal intime, Elisabeth semblait toujours amoureuse de Colin.  Dans le courrier, un relevé de compte de la pensionnaire de la chambre 32, qui s’appelle Camilla Cristobal De Morales, vous le savez maintenant, indique des versements réguliers de la part de J. Drummond. Serait-ce le nom de l’homme qu’elle fait chanter ? Vous prenez ensuite le journal et le lisez avec attention. Aucun indice ne doit vous échapper. Le premier est le mariage de Maureen Pottershan et Terrence Lafferty qui aura lieu aujourd’hui même. Il faudra lui rendre visite.  Le second, c’est un article sur la banque Drummond. Joseph Drummond dirige aujourd’hui la banque. J. Drummond ! En lisant l’article, il est facile de comprendre pourquoi Mr Drummond ne souhaite pas voir étaler au grand jour l’histoire de sa petite aventure avec Miss Cristobal De Morales.

Il vous faut maintenant trouver les personnes cités dans le journal intime pour confirmer l’hypothèse qui a commencé à se former dans votre esprit au sujet de l’identité de la victime et de la raison de son assassinat.  La première visite à Mrs Nesbit (Doug) ne vous a rien appris, sinon que sa vie chez ses anciens employeurs ne devait pas être drôle et que Miss Peterson venait de Dover, là où vivait sa tante. Comme vous ne trouvez pas l’adresse de Maureen Pottershan, vous décidez de rendre visite aux Lafferty. Terrence vit encore chez son père (Paul). Votre rencontre avec Maureen vous apprend que les Miss Peterson s’appelle Margareth et Elisabeth ou encore Maggy et Betty. Donc si Elisabeth/Betty est fiancée à Colin, Margareth/Maggy est mariée à Laurence Lithgow. Laurence…

Pour finir, il vous reste à retrouver la nounou des deux sœurs. Là, c’est plus difficile. Dans Londres, il a fallu passer en revu tous les noms, pour arriver à une Rachel qui vit au 189 Maida Vale, mais vous avez finit par trouver : Grant Rachel. Celle-ci se souvient de ces deus petites filles. Ces jumelles. Voilà qui explique pourquoi personne ne s’est aperçu qu’une étrangère était dans la maison.

Et soudain, tout se met en place dans votre esprit : Vous voyez clairement Margareth, jalouse de sa sœur qui va hériter la fortune de la famille Peterson, elle qui a été rejeté pour avoir épousé un petit truand. Il l’a pousse surement à envisager la mort de sa sœur. Laurence se met à surveiller Elisabeth. Il la suit jusqu’à la pension, puis Margareth entre en jeu. Elle entre dans la pension. Elle sait que sa sœur est rentrée de sa soirée au théâtre. Personne ne fait attention que la même personne est entrée deux fois. Elle a put ressortir sans qu’on ne l’ait vu, après tout. Margareth monte les escaliers, tue sa sœur, dépose sa carte d’identité et un mouchoir brodé dans la chambre, vole les lettre de colin, car tout le monde doit penser que la victime c’est elle, Margareth. Seulement, elle ignore que sa sœur écrit un journal intime qui est caché dans la malle et ne voit pas la lettre du notaire dans le livre. Elle sort en falsifiant le registre. Tout s’est bien passé. Elle n’aura qu’à se rendre au rendez vous à Dover pour récupérer l’héritage. Elle a prit soin, d’envoyer une lettre de rupture à Colin pour que celui-ci disparaisse de la vie d’Elisabeth.  Seulement, le fiancé s’est empressé de lui répondre pour demander des explications.

Vous avez été voir Miss Duncan et lui avez  raconté tout ce que vous aviez découvert. Celle-ci s’est arrangée pour que la police trouve rapidement les coupables. La police n’a pas eu à faire de recherches et est restée très peu de temps à la pension ce qui a parut satisfaire Miss Duncan. Avec l’affaire des cambrioleurs, les policemans manquaient d’effectifs pour les affaires en cours et pouvoir boucler une enquête rapidement les a arrangé.

Comme c’était Margareth qui était sensé être morte à la pension, la police a convoqué Laurence. Il a été retenu prisonnier jusqu’à l’arrestation de sa femme à Dover. Margareth a fini sa vie dans un asile, elle est morte à 32 ans. Elle avait perdu la raison après le procès. Laurence a purgé sa peine de 10 ans d’emprisonnement, puis il est partit pour les Indes, on n’a plus jamais entendu parler de lui. Quand à Colin, il ne s’est jamais marié. Il a fait carrière dans l’armée, et est mort dans son sommeil à l’âge respectable de 80 ans. Sur sa table de chevet, il y avait la photographie d’une jeune femme. Au bas à droite une petite inscription à peine lisible, effacée par les années : « A toi pour toujours. Elisabeth »

Après l’arrestation des coupables, Mrs Duncan s’est montré plus aimable avec vous. Vous avez fait semblant de vous satisfaire de cet état de fait et de reprendre votre vie normale. Mais il y avait tant de questions qui restaient sans réponse.

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